
Pathologie du sommeil — Enfant & Adolescent
Terreurs nocturnes de l'enfant : comprendre et accompagner
Votre enfant s'assoit dans son lit en hurlant, l'air terrifié, sans vous reconnaître, puis se rendort sans souvenir ? Les terreurs nocturnes sont une parasomnie fréquente et le plus souvent bénigne de l'enfant.
Prendre rendez-vous pour votre enfantQu'est-ce qu'une terreur nocturne chez l'enfant ?
La terreur nocturne touche fréquemment l'enfant entre 3 et 8 ans. Elle survient en début de nuit, pendant le sommeil lent profond : l'enfant crie, pleure, semble paniqué, les yeux ouverts, sans être réellement réveillé ni conscient de la présence de ses parents.
L'épisode dure moins de 30 minutes en général puis l'enfant se rendort seul, sans en garder aucun souvenir le lendemain. Ces épisodes sont impressionnants pour les parents mais bénins : ils traduisent l'immaturité du sommeil de l'enfant et régressent spontanément avec l'âge.
Comment reconnaître une terreur nocturne chez l'enfant ?
- Survient 1 à 3 heures après l'endormissement
- Cris, pleurs, air terrifié, yeux ouverts
- Enfant assis ou agité, en sueur, cœur rapide
- Ne reconnaît pas ses parents, inconsolable
- Se rendort seul après quelques minutes
- Aucun souvenir le lendemain matin
Terreur nocturne ou cauchemar chez l'enfant ?
La distinction est importante et rassurante. La terreur nocturne survient en début de nuit : l'enfant semble éveillé et paniqué mais dort en réalité, ne vous reconnaît pas et ne se souviendra de rien. Le cauchemar survient plutôt en fin de nuit : l'enfant se réveille vraiment, vous reconnaît, cherche à être consolé et peut raconter son mauvais rêve le lendemain. En cas de terreur nocturne, il ne faut pas chercher à réveiller l'enfant.
Que faire face aux terreurs nocturnes ?
Rassurer les parents
Dans l'immense majorité des cas, il s'agit d'un phénomène bénin qui disparaît avec l'âge, sans conséquence pour le développement de l'enfant.
Ne pas réveiller l'enfant
Pendant l'épisode, on veille à sa sécurité sans tenter de le réveiller ni de le contenir, ce qui prolongerait la crise. On attend qu'il se rendorme.
Régularité et sommeil suffisant
Des horaires de coucher réguliers et un sommeil suffisant (la fatigue et le manque de sommeil favorisent les épisodes) réduisent leur fréquence.
Avis spécialisé si besoin
En cas d'épisodes très fréquents, tardifs (après 8-10 ans) ou associés à d'autres troubles, notre neuropédiatre réalise un bilan et propose, si utile, des éveils programmés.
Questions fréquentes des parents
Les terreurs nocturnes de votre enfant vous inquiètent ?
Notre équipe pédiatrique à Paris 15e vous accompagne et réalise un bilan si nécessaire.
Prendre rendez-vous pour votre enfantSources et références
- International Classification of Sleep Disorders, 3rd edition, Text Revision (ICSD-3-TR) — American Academy of Sleep Medicine (AASM) (2023)
- The Sleep Disturbance Scale for Children (SDSC) — sous-score parasomnies (somnambulisme, terreurs nocturnes, cauchemars) — Bruni O, et al. — Journal of Sleep Research (1996)
Contenu rédigé et validé par l'équipe médicale de Somnology. Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale.
