
Pathologie du sommeil
Terreurs nocturnes de l'adulte : diagnostic et traitement à Paris
Cris, panique et agitation en première partie de nuit le plus souvent, sans aucun souvenir au réveil ? La terreur nocturne est une parasomnie du sommeil lent profond. Nos médecins du sommeil à Paris 15e en assurent le diagnostic et la prise en charge.
Prendre rendez-vousQu'est-ce qu'une terreur nocturne ?
La terreur nocturne est un éveil incomplet du cerveau survenant au cours du sommeil lent profond, le plus souvent dans le premier tiers de la nuit. La personne s'assoit ou se dresse brutalement, crie, paraît terrifiée, avec une accélération du cœur, une respiration rapide et des sueurs, tout en restant inaccessible et non réveillable.
Contrairement au cauchemar, l'épisode n'est pas mémorisé : au matin, la personne n'en garde aucun souvenir. Chez l'adulte, les terreurs nocturnes sont plus rares que chez l'enfant et sont souvent favorisées par le manque de sommeil, le stress, la fi èvre, l'alcool ou certains médicaments. Elles peuvent s'associer à d'autres parasomnies comme le somnambulisme.
Comment se manifeste une terreur nocturne ?
- Cri ou hurlement soudain en première partie de nuit
- Expression de terreur intense, yeux ouverts
- Accélération du cœur, respiration rapide, sueurs
- Agitation, gestes brusques, parfois tentative de fuite
- Personne inaccessible, difficile à réveiller ou à consoler
- Aucun souvenir de l'épisode au réveil
Causes et facteurs favorisants des terreurs nocturnes
La terreur nocturne résulte d'un éveil incomplet depuis le sommeil lent profond. Chez l'adulte, plusieurs facteurs augmentent la fréquence des épisodes :
- Un manque de sommeil ou une dette de sommeil accumulée
- Le stress et l'anxiété
- La fièvre et les maladies aiguës
- La consommation d'alcool en soirée
- Certains médicaments (notamment sédatifs et certains psychotropes)
- Un trouble du sommeil sous-jacent qui fragmente le sommeil, en particulier l'apnée obstructive du sommeil
- Une prédisposition familiale : les parasomnies du sommeil lent (terreurs nocturnes, somnambulisme) sont souvent présentes chez plusieurs membres d'une même famille
- Des horaires de sommeil irréguliers ou le travail posté
Identifier et corriger ces facteurs constitue la première étape de la prise en charge.
Terreur nocturne ou cauchemar ?
On confond souvent les deux, mais ils diffèrent nettement. La terreur nocturne survient en début de nuit, pendant le sommeil lent profond : la personne semble éveillée et paniquée mais ne l'est pas, et ne se souvient de rien. Le cauchemar, lui, survient en seconde partie de nuit pendant le sommeil paradoxal (celui des rêves) : la personne se réveille complètement, redevient rapidement consciente et garde un souvenir précis et angoissant du scénario. Cette distinction oriente le diagnostic et la prise en charge.
Terreurs nocturnes à tout âge : de l'enfant à l'adulte
Les terreurs nocturnes sont avant tout un phénomène de l'enfance, avec un pic entre 3 et 8 ans, et disparaissent généralement à l'adolescence. Chez l'enfant, elles sont impressionnantes pour les parents mais le plus souvent bénignes et transitoires.
Leur persistance à l'âge adulte, ou leur apparition pour la première fois à l'âge adulte, est plus rare et justifie un bilan du sommeil : elle peut révéler un facteur déclenchant (dette de sommeil, alcool, stress) ou un trouble du sommeil associé qu'il est utile de rechercher.
Voir la page dédiée aux terreurs nocturnes de l'enfantQue faire face à une terreur nocturne ?
Si vous êtes témoin d'un épisode chez un proche :
- Ne cherchez pas à le réveiller : cela augmente la confusion et l'agitation
- Restez calme et veillez à sa sécurité (écartez les objets, sécurisez les accès et les escaliers)
- Parlez doucement, sans le contraindre ni le retenir de force
- Attendez la fin de l'épisode, qui se termine généralement de lui-même en quelques minutes
- Le lendemain, évitez d'en parler de façon anxiogène : la personne n'en garde aucun souvenir
- Notez la fréquence et l'horaire des épisodes : ces informations sont utiles pour la consultation
Prise en charge des terreurs nocturnes
Bilan du sommeil
Un interrogatoire précis et, si besoin, une polysomnographie confirment le diagnostic et écartent une autre cause (apnée du sommeil, mouvements anormaux, épilepsie nocturne).
Correction des facteurs déclenchants
Récupérer une durée de sommeil suffisante, limiter l'alcool et gérer le stress réduisent nettement la fréquence des épisodes.
Sécurisation de l'environnement
Quelques mesures simples (fermer les fenêtres, dégager le passage) préviennent les blessures pendant les épisodes les plus agités.
Traitement médicamenteux
Très rarement prescrits. En cas d'épisodes fréquents, dangereux ou très perturbants, un traitement (par exemple clonazépam à faible dose) peut être discuté avec le médecin du sommeil.
Questions fréquentes sur les terreurs nocturnes
Des terreurs nocturnes perturbent vos nuits ?
Nos médecins du sommeil à Paris 15e évaluent et traitent les terreurs nocturnes avec un bilan adapté.
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