Inconfort dans les jambes la nuit — consultation syndrome des jambes sans repos à Paris 15

Pathologie du sommeil

Syndrome des jambes sans repos : diagnostic et traitement à Paris

Sensations désagréables dans les membres inférieurs, besoin irrépressible de bouger, aggravation au repos et la nuit… Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) perturbe profondément le sommeil. Nos neurologues Dr Ribereau et Dr Delis vous proposent un bilan et une prise en charge adaptée à Paris 15e.

Prendre rendez-vous

Qu'est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR), aussi appelé maladie de Willis-Ekbom, est une affection neurologique caractérisée par un besoin irrépressible de bouger les jambes, accompagné de sensations désagréables (fourmillements, tiraillements, brûlures, impatiences). Ces symptômes surviennent principalement au repos, s'aggravent le soir et la nuit, et sont soulagés par le mouvement.

Le SJSR touche environ 8 à 10 % de la population adulte en France. Il peut être primitif (idiopathique) ou secondaire à une carence en fer, une insuffisance rénale, une grossesse ou la prise de certains médicaments.

SJSR primitif (idiopathique)

Forme la plus fréquente, souvent familiale (transmission autosomique dominante). Aucune cause identifiée, début souvent avant 45 ans.

SJSR secondaire

Lié à une cause identifiable : carence en fer, grossesse, insuffisance rénale, neuropathies ou prise de certains médicaments.

Symptômes du syndrome des jambes sans repos

Besoin irrépressible de bouger les membres inférieurs

Sensations désagréables : fourmillements, brûlures, tiraillements

Aggravation au repos (position assise ou allongée prolongée)

Aggravation en soirée et la nuit

Soulagement temporaire par le mouvement (marche, étirement)

Mouvements périodiques des membres pendant le sommeil (MPMS)

Insomnie d'endormissement et réveils nocturnes

Fatigue et somnolence diurne

Quelles sont les causes du SJSR ?

Un bilan biologique (ferritine, NFS, créatinine) est systématiquement réalisé lors de la première consultation pour éliminer les causes secondaires suivantes :

  • Carence martiale (fer) : cause la plus fréquente du SJSR secondaire
  • Grossesse : notamment au 3e trimestre
  • Insuffisance rénale chronique : dialyse notamment
  • Neuropathies périphériques : diabète, alcool, chimiothérapie
  • Médicaments : neuroleptiques, antiémétiques, antidépresseurs (IRS, IRSNa), antihistaminiques

Comment se pose le diagnostic du syndrome des jambes sans repos ?

Le diagnostic du SJSR est avant tout clinique : il repose sur l'interrogatoire, non sur un examen complémentaire. Les critères internationaux (IRLSSG) retiennent cinq éléments, qui doivent tous être présents :

  • 1Un besoin impérieux de bouger les jambes, le plus souvent accompagné de sensations désagréables.
  • 2Ce besoin apparaît ou s'aggrave lors des périodes de repos ou d'inactivité (position assise ou allongée).
  • 3Il est soulagé, au moins partiellement et tant que dure le mouvement, par la marche ou les étirements.
  • 4Il est plus marqué le soir ou la nuit que dans la journée.
  • 5Ces manifestations ne s'expliquent pas mieux par une autre cause (crampes, position inconfortable, neuropathie, insuffisance veineuse, akathisie induite par un médicament, etc).

Ce dernier point est essentiel : plusieurs affections donnent des sensations proches sans être un SJSR, et la conduite à tenir diffère. La consultation vise donc autant à confirmer le diagnostic qu'à écarter ces autres causes.

Le bilan biologique (ferritine, numération formule sanguine, créatinine avec clairance de la créatinine, bilan thyroïdien, hémoglobine glyquée et glycémie à jeun) complète systématiquement l'interrogatoire, à la recherche d'une cause secondaire. La polysomnographie n'est pas nécessaire au diagnostic : elle est réservée aux situations où l'on souhaite quantifier les mouvements périodiques des membres ou rechercher un autre trouble du sommeil associé.

Que faire au quotidien ? Les mesures non médicamenteuses

Toutes les formes de SJSR ne relèvent pas d'un traitement médicamenteux. Dans les formes légères ou intermittentes, plusieurs mesures simples apportent un soulagement, et elles restent utiles en complément lorsqu'un traitement est prescrit :

  • Maintenir des horaires de sommeil réguliers : la privation de sommeil aggrave les symptômes.
  • Pratiquer une activité physique modérée et régulière, en évitant l'effort intense en fin de soirée.
  • Limiter la caféine, l'alcool et le tabac, en particulier en deuxième partie de journée.
  • Recourir aux étirements, à la marche ou à l'application de chaud ou de froid lors des épisodes.
  • Passer en revue avec votre médecin les traitements en cours : certains médicaments courants peuvent déclencher ou aggraver un SJSR (voir la section « causes »).

Attention en revanche à l'automédication : les compléments à base de fer ne doivent pas être pris sans avis de votre médecin spécialiste ou médecin traitant, une surcharge en fer n'étant pas anodine. De même, les produits vendus sans ordonnance pour « les jambes lourdes » ne traitent pas le SJSR, qui est une affection neurologique et non un problème de circulation veineuse.

Prise en charge du SJSR à Somnology

Bilan neurologique spécialisé

Nos neurologues Dr Ribereau et Dr Delis réalisent un interrogatoire structuré basé sur les critères diagnostiques internationaux (IRLSSG), complété d'un bilan biologique (ferritine, NFS) et si nécessaire d'une polysomnographie pour quantifier les mouvements périodiques associés.

Correction de la carence martiale

Lorsqu'une carence en fer est identifiée, sa correction par supplémentation orale ou intraveineuse peut suffire à résoudre ou améliorer significativement les symptômes du SJSR.

Traitement médicamenteux

En cas de SJSR modéré à sévère, plusieurs classes médicamenteuses sont disponibles : agonistes dopaminergiques (pramipexole, ropinirole), ligands alpha-2-delta (gabapentine, prégabaline) ou opioïdes à faible dose. Le choix est personnalisé selon le profil du patient. Ces traitements sont prescrits à la dose minimale efficace et font l'objet d'un suivi régulier : un traitement prolongé peut entraîner une aggravation paradoxale des symptômes, appelée syndrome d'augmentation. Elle se corrige en réévaluant le traitement, et non en augmentant les doses.

Polysomnographie si nécessaire

Une polysomnographie peut être prescrite pour quantifier les mouvements périodiques des membres (MPMS) associés, évaluer la fragmentation du sommeil et éliminer une pathologie du sommeil associée.

En savoir plus

Questions fréquentes sur le SJSR

Souffrez-vous d'impatiences dans les jambes ?

Nos neurologues spécialistes du sommeil établissent un bilan précis et proposent une prise en charge adaptée à votre situation.

Prendre rendez-vous

Sources et références

  1. Comment poser le diagnostic d'un syndrome des jambes sans repos ? — Consensus français sur le SJSR ou maladie de Willis-EkbomSociété Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS) — Médecine du Sommeil (2019)
  2. Traitement du syndrome des jambes sans repos nouvellement diagnostiqué — Consensus français sur le SJSR ou maladie de Willis-EkbomLimousin N, Flamand M, Schröder C, Charley Monaca C — SFRMS, Médecine du Sommeil 2019;16:106-113 (2019)
  3. Syndrome des jambes sans repos pharmaco-résistant — Consensus français sur le SJSR ou maladie de Willis-EkbomSociété Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS) — Médecine du Sommeil (2019)
  4. Syndrome d'augmentation dans le syndrome des jambes sans repos — Consensus français sur le SJSR ou maladie de Willis-EkbomSociété Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS) — Médecine du Sommeil (2019)

Contenu rédigé et validé par l'équipe médicale de Somnology. Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale.